29 février 2008
Le blues en deuil avec le décès de Buddy Miles
Le batteur Buddy Miles, qui connut son moment de gloire en ayant été l’un des trois musiciens du Band of Gypsys, est décédé à l'âge de 60 an. Né en 1947 dans le Nebraska, Buddy commence la batterie en jouant dans le groupe de son père, The Bebops, à l'âge de 12 ans. Dans les années 60, il passe dans de nombreuses formations de jazz et de Rythm'n'blues ( Ruby & the Romantics, The Delophonics, the Ink Spots), croise Jimi Hendrix et intègre le groupe de Wilson Pickett. Le guitariste Mike Bloomfield l’engage en 1966 dans son Electric Flag qui participe au festival de Monterey en 1967. Son chemin croise encore celui d’Hendrix qui y effectue l’un de ses plus célèbres shows. Après le départ de Bloomfield, Buddy décide de monter son propre groupe, The Buddy Miles Express et enregistre quelques albums dont Electric Church, produit par Hendrix. Dans la foulée de sa tournée, il assure la première partie de Cream et du Jimi Hendrix Experience. Sa collaboration avec celui-ci est d’autant plus grande qu’il joue et chante sur plusieurs morceaux de l’album Electric Ladyland. En 1969, il compose avec Jimi Hendrix et Billy Cox le célèbre trio Band of Gypsys avec lequel il enregistre l’album du même nom et se produit au Madison Square Garden.
Après la mort de Jimi, il remonte le Buddy Miles Express, chante chez Santana et joue avec Stevie Wonder, David Bowie, John Mc Laughling, Barry White. Dans les années 80, sa carrière prend un second tournant avec un groupe destiné aux enfants, California Raisins. Un arrêt cardiaque l’a emporté ce mardi 26 février, à Austin.
Long live drums, Mister B. Miles.
26 février 2008
"Certifiées vierges" : un reportage à ne pas manquer
Jeudi 28 février à 20h50, Envoyé Spécial (France 2) diffusera un reportage de Caroline Fourest, Fiammetta Venner et Valérie Lucas à ne pas rater.
Aujourd’hui en France, des femmes ont recours à une opération pour recoudre leur hymen. A la demande de leur famille, certaines vont trouver des gynécologues pour obtenir un certificat prouvant leur virginité.
Elles sont en majorité musulmanes mais pas toutes. Elles ne sont pas forcément pratiquantes. Mais elles n’ont qu’une obsession : faire semblant d’être vierges pour ne pas être jugées par le regard des autres. A commencer par leur famille, qui menace de couper les ponts si elles ne sont pas "intactes".
Faut-il blâmer la tradition, la religion, le sexisme ou le qu’en dira-t-on ? Quelle doit être l’attitude des médecins ? Accompagner au risque de cautionner ? Ou interdire au risque d’abandonner ces femmes au jugement familial ?
Loin des explications simples, ce reportage — particulièrement difficile à réaliser — plonge délicatement au cœur de l’intime et des tabous. Il nous raconte ce « piège pour filles » que constitue la vérification de la virginité.
25 février 2008
Arabie Saoudite : amoureux incarcérés par la police de la vertu
D’après le journal Saudi Gazette*, la police saoudienne a procédé à l’arrestation de 57 jeunes gens ce samedi 23 février dans la ville sainte de la Mecque, sur l’injonction de la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice ("moutawa"). Ils se seraient adonnés au jeu de la drague dans des centres commerciaux, en tenue indécente et en écoutant de la musique de manière fortement outrageante ! La fête de la Saint-Valentin dite "païenne chrétienne" a visiblement été l’occasion de surveiller encore de plus près l’absence publique de relationnel entre hommes et femmes, dans toute forme de manifestation, y compris la vente de fleurs du genre roses rouges ou de produits dédiés à ces festivités "impies" et susceptibles d’inciter aux relations avant et hors mariage.
* The Saudi Gazette est l’un des deux journaux en langue anglaise distribués en Arabie Saoudite, dont la diffusion est d’environ 15 000 exemplaires. Fondé en 1976, il est publié par "Okaz Organization for Press and Publication" (OPP) qui possède aussi le quotidien Okaz, l’un des journaux les plus populaires en langue arabe du royaume saoudien.
Nathalie Szuchendler
lundi 25 février 2008
Article Nath Szuchendler consultable in
24 février 2008
Robert Badinter : "Nous sommes dans une période sombre pour notre justice"
Nicolas Sarkozy a demandé, vendredi 22 février, au premier président de la Cour de cassation de lui faire des "propositions" pour que la rétention de sûreté des criminels dangereux à leur sortie de prison s'applique immédiatement. Le Conseil constitutionnel avait pourtant censuré une telle application, jeudi. Qu'en pensez-vous ?
Il est singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel, dont le respect s'impose à toutes les autorités de la République selon la Constitution elle-même. Si le président entend passer outre la décision du Conseil, une voie lui est ouverte : demander au Parlement la révision de la Constitution. Rendez-vous au Congrès !
Comment interprétez-vous la décision du Conseil constitutionnel ?
Le Conseil constitutionnel a admis la conformité à la Constitution de la rétention de sûreté. Mais, dans le même temps, tout en disant que ce n'est pas une peine, il la traite comme telle, en déclarant qu'elle ne peut être rétroactive. En pratique, le système ne sera pas applicable avant quinze ans. Et même après, sa mise en oeuvre risque d'être problématique. En plus de la censure de la rétroactivité (de la loi pénale la plus dure), le Conseil constitutionnel a fait une réserve d'interprétation importante, en imposant à la juridiction compétente de "vérifier que la personne condamnée a effectivement été en mesure de bénéficier, pendant l'exécution de sa peine, de la prise en charge et des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elle souffre".
D'où l'alternative : soit les soins n'ont pas été donnés et le détenu ne pourra pas aller dans un centre de rétention de sûreté ; soit la prise en charge et le traitement sont intervenus - ce qui implique que la prison aura bénéficié de toutes les ressources nécessaires, changement radical par rapport à la situation actuelle - et dans ce cas, il n'y aura sans doute pas lieu de l'envoyer dans un centre de rétention de sûreté. Nous retrouvons là une situation proche de la loi sur l'ADN : le Conseil constitutionnel la valide, mais en fait elle est quasiment inapplicable. De surcroît, d'ici quinze ans, la majorité politique aura sans doute changé.
Le Conseil a donc retiré une partie du venin de la loi. Mais il a accepté le principe de la détention pour dangerosité, hors toute commission d'infraction. Qui ne voit le brouillard dans lequel on va plonger la justice ? On crée l'emprisonnement pour raisons de dangerosité, concept éminemment flou. Une personne sera enfermée, non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre. On perd de vue l'un des fondements d'une société de liberté. On est emprisonné parce que l'on est responsable de ses actes. Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit. Les fondements de notre justice sont atteints. Que devient la présomption d'innocence, quand on est le présumé coupable potentiel d'un crime virtuel ?
Mais ce tournant est désormais constitutionnel.
Lorsque j'étais président du Conseil constitutionnel (1986-1995), j'avais posé sur mon bureau une affichette : "Toute loi inconstitutionnelle est nécessairement mauvaise. Mais toute loi mauvaise n'est pas nécessairement anticonstitutionnelle." Le fait que la loi sur la rétention de sûreté ait été jugée conforme à la Constitution ne change pas sa nature : ce sera toujours une mauvaise loi. Il y a eu des heures de gloire pour la justice : la fin de la torture, du bagne, l'abolition de la peine de mort, la possibilité pour un citoyen français de faire un recours à la Cour européenne des droits de l'homme. Aujourd'hui, nous sommes dans une période sombre pour notre justice.
Si la gauche revient au pouvoir, va-t-elle abroger cette loi ?
Quand la gauche reviendra au pouvoir, je souhaite qu'elle supprime cette loi sur la rétention de sûreté. Elle n'en sera pas quitte pour autant. Il faut repenser le traitement des criminels dangereux. Des solutions sont là, inspirées des exemples hollandais et belges.
Il faut, dès le début de l'instruction, procéder aux examens pluridisciplinaires nécessaires pour établir un diagnostic de l'auteur présumé du crime. A partir de ce diagnostic, s'il est affecté de troubles graves de la personnalité qui relèvent d'un traitement médico-psychiatrique, il est placé dans une structure hospitalière fermée, pour une durée indéterminée, variant selon son état. Ou bien il apparaît qu'il peut répondre de son acte devant la justice, et on doit utiliser le temps de l'emprisonnement, de longue durée s'agissant de criminels, aux traitements nécessaires. Il ne faut pas que la prison soit un temps mort. Cela vaut pour tous les prisonniers et encore plus pour tous ceux qui sont atteints de troubles de la personnalité. Mais cela demande un investissement important, auquel la France ne s'est pas résolue.
Craignez-vous un nouveau durcissement de la loi ?
Le prochain fait divers saisissant nous le dira. Lorsqu'un crime grave aura été commis par une personne qui aura tué ou violé plusieurs années auparavant, mais n'aura été condamnée qu'à une peine de dix ans par exemple, au lieu des quinze ans prévus par la loi, on demandera l'abaissement de ce seuil à ce niveau. Ainsi, par touches successives, on verra s'étendre le domaine de la rétention de sûreté.
Propos recueillis par Alain Salles
23 février 2008
Ayaan Hirsi Ali, son discours au meeting
Discours d'Ayaan Hirsi Ali au meeting le 10 février 2008.
Vidéo envoyée par tofraziel
Meeting Ayaan Hirsi Ali : Philippe Val
Intervention de Philippe Val au meeting du 10 février 2008
Vidéo envoyée par tofraziel
16 février 2008
Laissons les enfants en paix (Communiqué de La Paix Maintenant)
Après avoir chassé en terre chrétienne (discours de Latran), puis musulmane (discours de Riyad), le Président de la République française chasse maintenant en terre juive (discours lors du dîner annuel organisé par le Crif). C’est logique. A chaque fois, il a exposé sa même vision du rôle des religions, en particulier à l’école. Sur cet aspect des choses, nous ne pouvons que renvoyer à notre communiqué « Le chanoine et la République » (http://www.lapaixmaintenant.org/communique1737).
Tout aussi préoccupant : en terminant son allocution lors de ce dîner, le Président de la République a demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, "de faire en sorte que, désormais, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah".
Nous joignons notre voix aux nombreuses protestations qui se sont déjà exprimées.
En premier lieu, mieux vaudrait, quand on tente d'imposer un devoir de mémoire, disposer de connaissances en histoire : rappelons que ces quelques 11 000 enfants juifs déportés de France n’avaient pas tous la nationalité française, et pour cause (faut-il rappeler les lois anti-juives de Vichy ?).
Nous savons aussi que l’histoire et l’émotion font souvent mauvais ménage. Jouer sur le registre de l’émotion, pour ce sujet comme sur d’autres, c’est jouer avec le feu, en particulier à l’école.
Enfin, nous pensons que, si la mémoire de tous les enfants victimes de la Shoah, prise dans son ensemble, appartient à l’humanité tout entière, celle de chacun d’entre eux est singulière et n’appartient à personne en particulier. De quel droit propose-t-on de "confier" cette mémoire, et qui plus est, à des enfants de 10 ans?
Les enfants ne sont pas, ne doivent jamais être, des objets qu’on manipule. Ni les morts, ni les vivants.
La Paix Maintenant
08 février 2008
Dimanche à Paris, meeting en faveur d'Ayaan l'insoumise
Paru dans le NouvelObs le jeudi 07 février 2008
05 février 2008
Turquie : manifestations laïques contre la légalisation du hidjab
Près de 130 000 citoyens turcs ont manifesté le samedi 02 février à Ankara, contre la levée de l’interdiction du foulard islamique, mise en projet par le gouvernement et concernant dans un premier temps les campus. Trente-cinq associations parmi lesquelles plusieurs mouvements féministes, avaient lancé un appel contre ce projet de réforme présenté au Parlement, vendredi dernier, par le gouvernement AKP.
L’ensemble des dirigeants des universités a évalué les risques encourus par ces dispositions de tendance islamique et constaté que "les amendements proposés vont accélérer l’éradication du principe républicain de laïcité", sans parler du coup porté au rationalisme et au raisonnement scientifique. Les manifestants ont défilé devant le mausolée de Mustafa Kemal "Atatürk" ("père des Turcs"), fondateur de la République laïque et moderne, marquant leur attachement au principe de laïcité et aux réformes qui ont permis, en Turquie, de sortir de l’archaïsme.
Des réformes démocratiques
Les kémalistes ont aboli le sultanat et la polygamie en 1922, et ont légitimé le droit, pour les femmes, de sortir de chez elles à visage découvert. Avec la séparation de la religion et de l'État en 1928, le mariage civil est devenu obligatoire ainsi que le fait de porter un nom de famille. Les femmes ont acquis le droit de vote en 1934, c’est-à-dire dix ans avant la France ! La Turquie s’est aussi dotée d’une loi en décembre 1934, qui interdit le port d'un habit religieux quel qu’il soit en dehors des lieux de culte et des cérémonies religieuses. Le port du foulard islamique à l'école et à l'université est un phénomène datant des années 80 auquel a réagi rapidement le Conseil des ministres turcs. La réglementation de juillet 1981 a exigé des étudiants et des agents du service public une tenue vestimentaire non-prosélyte, tandis qu’une circulaire de 1982 adoptée par le Conseil de l'enseignement supérieur, a prohibé le hidjab dans les universités et les salles de cours. L’Etat considéra aussi en 1984 qu'il devenait "le symbole d'une vision contraire aux libertés de la femme, à légalité des sexes et aux principes fondamentaux de la république". "Dans les établissements de l'enseignement supérieur, se couvrir le cou et les cheveux avec un voile ou un foulard pour des raisons de conviction religieuse est contraire au principes de laïcité et d'égalité" déclarait la Cour constitutionnelle en 1991.
Ouvrir la voie à l'islam politique
Hayrünisa Gül, l’épouse du président, a été la première femme voilée à contester l’interdiction du foulard à l’université, devant la Cour européenne des droits de l’homme en 1998. Abdullah Gül étant ministre des affaires étrangères en 2004, elle avait retiré son recours d’autant plus que la Cour avait débouté la même demande émanant d’une étudiante la même année (¹). Quant à la candidature d’A. Gül à la présidence, elle fut contestée en 2007 par l'opposition laïque soutenue par l'armée, en vain. La fille du couple présidentiel, Kübra Gül, est une étudiante de 21 ans qui elle-même contourne la loi anti-voile en portant une perruque à l’université.
Les électeurs de base du parti au pouvoir sont totalement favorables au hidjab qui représente une caractéristique puissamment identitaire. Le parti de la Justice et du Développement – l’AKP - majoritairement au pouvoir, est issu du mouvement islamiste Milli Görüs ("Vision nationale") qui est la plus grande organisation turque d'Europe. Lié au fondamentalisme islamique et à la mouvance d'extrême droite avec qui elle partage le sexisme, l’antisémitisme, l’homophobie et les idées les plus rétrogrades sur la famille, l'avortement et les valeurs sociales, ce mouvement est aussi à l’origine du parti Saadet (Saadet Partisi ou SP, "parti de la prospérité") interdit d'activité politique en Turquie. Milli Görüs, dont le siège est en Westphalie, se vantait en l'année 2000 de rassembler plus de 30 associations dans toute l'Europe, 511 mosquées, 1 091 délégations, 2 137 organisations de jeunes, de femmes et d'étudiants, 17 841 membres dirigeants et 252 000 adhérents. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui est originaire de ce mouvement, a d’ailleurs plusieurs fois indiqué qu'il était un adepte de la charia. "Pour nous, la démocratie n'est pas un objectif mais un moyen. La Prospérité n'est pas la religion, ni l'islam. Mais notre référence est l'islam. Nous ne voulons pas agir à l'encontre de notre référence. Nous n'avons pas créé la démocratie en Turquie. Ce sont ceux qui sont contre nous qui l'ont créée. Pour nous, la démocratie est un moyen comme un tramway. Nous prendrons ce tram et nous nous dirigerons vers notre objectif (…) Le système que nous souhaitons instaurer ne peut pas être contraire aux règles dictées par Allah. Car notre référence c'est l'islam. Donc notre système ne divergera pas de notre référence" affirme-t-il en attendant que le peuple turc se réveille pour participer au djihad … (²)
L’islam politique a noyauté les fondations de l’Etat en Turquie et ses dignes représentants ont réussi à accéder aux responsabilités stratégiques du pays. Mais l’opposition laïque, incarnée par le Parti républicain du peuple (CHP), est résolue à éviter à la Turquie de se mouvoir en un "nouvel Iran".
Nathalie Szuchendler
Mardi 05 février 2008
Article Nath Szuchendler consultable in
01 février 2008
Tous autour d'Ayaan Hirsi Ali le 10 février à Paris
Avec Ayaan Hirsi Ali, protégeons la liberté de penser
Le 10 février, à Paris, se tiendra un grand meeting de soutien autour de Ayaan Hirsi Ali.
Menacée de mort pour avoir écrit le scénario du film « Soumission », ayant coûté la vie au réalisateur Théo Van Gogh, cette ancienne députée des Pays-Bas d’origine somalienne n’est plus libre de ses mouvements.
Les menaces, ajoutées aux insultes pour avoir osé « offensé » l’Islam, l’ont conduite à se réfugier aux Etats-Unis. En vertu de quoi, le gouvernement des Pays-Bas refuse de continuer à financer sa protection.
L’Europe est en train de perdre l’une des plus courageuses dissidentes de l’islamisme.
À l’initiative de Benoît Hamon et députés socialistes, près de soixante-dix députés européens ont signé une question écrite souhaitant que l’Union européenne finance la protection d’Ayaan, « considérant que l'UE est fondée sur les valeurs de la démocratie et de l'Etat de droit, et que l'intégrisme religieux, dés lors qu'il menace de mort quiconque ose critiquer les symboles ou l’idéologie d’une religion, menace directement les libertés individuelles fondamentales ».
Il faudrait la majorité du parlement pour obtenir ce premier acte fort de l’Union européenne contre l’intégrisme.
Le gouvernement français, qui prend la présidence de l’Union européenne en juillet, peut y contribuer de manière décisive.
Il peut aussi choisir de lui accorder la nationalité française et donc la protéger.
Tout dépend de notre mobilisation.
Soutenons Ayaan. Et à travers elle tous les opposants à l’islamisme menacés. Tous sont vulnérables chaque fois qu’on les oublie : Taslima Nasreen (poétesse) a dû être exfiltrée de son domicile à Calcutta à cause de manifestations enragées contre elle, Kurt Westergaard (le dessinateur danois ayant représenté Mahomet avec une bombe dans son turban) vit constamment surveillé, Robert Redeker (professeur) a dû quitter son lycée et a vu sa vie bouleversée suite à une tribune critique envers Mahomet, Mohamed Sifaoui (journaliste algérien réfugié en France) voit sa protection remise en question.
Pour eux, pour nous, ne laissons pas le silence faire le jeu de ceux qui cherchent à intimider les esprits libres.
Le Meeting aura lieu le 10 février à 20 H à l’Ecole normale supérieure (annexe, amphi Jules Ferry), 29 rue d’Ulm 75005 (venir dès 19h en raison du dispositif de sécurité)
La soirée est organisée par : La Revue ProChoix, La Règle du Jeu, Libération et Charlie Hebdo
Avec le soutien des associations : SOS Racisme, Ni putes ni soumises et les Insoumises
En présence de
Monique Canto-Sperber
Caroline Fourest
Sihem Habchi
Benoît Hamon
Laurent Joffrin
Safia Lebdi
Bernard-Henri Lévy
Mohamed Sifaoui
Dominique Sopo
Philippe Val
Ségolène Royal
Rama Yade
Et bien sûr, en présence de dame ...
vendredi 01 février 2008
